
Un journaliste télé très "bien", très sympa et que j'ai beaucoup apprécié de fréquenter pendant les 15 jours des Championnats du Monde au Brésil m'a dit un matin, alors que nous prenions notre petit déjeuner ensemble comme souvent:
"Je me battrai pour que l'on voit du basket féminin 2 à 3 fois par an à la télé, mais pas plus. Ca évitera à ce sport de tomber dans tous les travers et tous les excès des sports pros (argent à outrance, dopage...)"
Je ne sais pas ci c'est de lui ou pas, mais j'adhère totalement à ce précepte. Je le livre à votre réflexion et à votre sagacité.
Je ne suis pas totaement naïf: il faut juste un peu de notoriété pour que les salles soient remplies, un peu d'agent pour faire tourner la boutique.
Mais de grâce, ne tombons pas dans les excès du type NBA et ses près de 80 matchs par an, qui pour moi tient plus du spectacle et du show que du sport.
Ne tombons pas dans ceux du foot qu'il serait trop long de décrire et dont je rappelerai simplement le dernier: 1 mort vendredi en Italie. Faut-il vraiment qu'il y ait 3 matchs retransmis tous les soirs à la télé?
A cet égard, il sera intéressant de suivre 2 évènements dans les prochaines années:
- l'évolution du rugby, qui débute tout juste son ère professionnelle. Saura-t'il garder ce qui fait sa force populaire, ce qui fait que l'on y trouve toujours la fête aux abords des terrains, ce qui fait que l'on s'y rend avec ses enfants sans craindre quoi que c soit, ce qui fait que l'on peut encore boire un verre avec les supporters adverses ans se faire lyncher? C'est unréel pari.
- l'impact de l'élection de Michel PLATINI à la présidence de l'UEFA. Je ne reviens pas sur la carrière du joueur et de l'homme. Elle est tout simplement extraordianire. Mais dans un milieu que l'on sait gangréné par l'argent et les bidouillages et les "petits arrangements entre amis", avec un programme dont la devise consiste à "rendre le jeu aux joueurs", parveindra-t'il à ses fins?
En ce qui nous concerne ici, le basket et plus particulièrement le basket féminin, Jean-Pierre SIUTAT a su mettre en place un Open qui, semble-t'il, donne un peu de visibilité médiatique. Avec des phases finales aussi bien organisées et des clubs faisant belle carrière dans les différentes coupes d'Europe, c'est déjà pas mal, non? Il ne reste plus qu'à éviter les improvisations de fin de chamionnat comme celles auxqulles on assiste depuis deux ans. Mais je fais confiance au personnage.
Et puis la plupart des joueuses ont pu suivre des études qui les laissent avec un diplôme en poche. Au cas où, et pour leur après-carrière...
Qu'en pensez-vous? Je vous laisse méditer en ce début de semaine...