Ceux qui ne verront que le score sec 65-77 pourront sans doute croire que Bourges a peiné pour venir à bout du BLMA. Mais disons-leur tout net : cet écart, le
plus petit du match si l’on excepte bien sûr le début de partie, ne reflète en rien l’extrême domination des Tangos hier soir.

Céline DUMERC: pas un grand match, mais trop vite pour nous!
Pas de match !
La rencontre commençait une fois de plus sans Christelle, à nouveau blessée au dos mais malgré tout présente sur le banc. Marylène, blessée au poignet, était
également présente sur le banc, joli geste du staff hautement symbolique qui permettait à toutes les filles ayant participé à l’aventure de cette saison d’être ensemble à l’heure d’affronter le
demi-finaliste de l’Euroligue.
Malheureusement, la joie allait n’être que de courte durée. 3-15 et 100% pour Bourges après moins de 4 minutes de jeu ! Ce que l’on pouvait redouter le plus
venait de se produire : la copie conforme du match aller. C’est une chape de plomb qui s’abattait sur le Palais des Sports pourtant garni sans doute à plus de 110%. Ce n’est pas tant
l’adresse qui faisait la différence mais la qualité des shoots : forcés ou toujours limites côté Lattois, dans un fauteuil côté visiteurs. Résultat : 62% de réussite (à 18/29) à la
mi-temps contre 32%. Injouable dans ces cas-là.
Pour avoir la moindre chance de passer, il aurait fallu que tout le monde soit au top au même moment, alors que c’est plutôt l’inverse qui se produisit.
Heureusement que les berruyères laisseront un peu filer en fin de match, lâchant un peu en défense et permettant ainsi au score de prendre une tournure plus
acceptable pour nous. Mais cela ne trompe personne !
Au final, seule Sandra aura réussi à se mettre un peu en valeur avec 19 points, 6 rebonds, 3 passes et 23 d’évaluation en seulement 25 minutes de jeu.
L’impression que le TGV nous est passé dessus.
OK Bourges c’est du « super » ! Pierre VINCENT a même pu se payer le luxe de donner entre 15 et 26 minutes à chacune de ses 10 joueuses sans que cela
n’ait vraiment d’impact sur l’efficacité de son équipe: 6 filles sur les 10 à plus de 10 d'évaluation!
OK l’arbitrage qui nous est maintenant « favorable » contre les « petites » équipes se retourne contre nous quand nous jouons Valenciennes,
Bourges et peut-être Villeneuve.
Mais le plus frustrant est surtout de ne pas avoir reconnu notre équipe. Mais que s’est-il passé ? Quel s’est-il passé dans les têtes ? Ou était cette
envie qui nous a permis bien des exploits depuis le début de la saison ? Est-ce réellement et seulement la valeur de l’adversaire qui nous a fait tant déjouer ?
Et même si nous manquons sans doute d’expérience de matchs à ce niveau, cela n’explique pas tout.
Rebondir samedi.
Malgré tout, l’heure n’est pas si grave et ce revers, quelle que soit son importance et sa physionomie, ne remet pas en cause le travail et les succès obtenus
jusqu’ici.
Le hasard du calendrier nous offre déjà dans 48 heures l’occasion de nous « refaire la cerise » avec le quart de finale de la Coupe de France contre
Villeneuve d’Ascq.